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Accident

L'accident est une rupture dans la continuité. En ce sens, il est porteur de la première de toutes les questions : Pourquoi ? Ce pourquoi renvoie à nous-même. La propagande du progrès nous incombant, l'accident engage-t'il notre responsabilité ? 

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Est-il la figure d'une fatalité qui nous accablerait, s'agit-il d'une punition divine, d'une insupportable injustice ?
Mais, s'interroger de cette façon c'est oublier que les créations et les êtres portent intrinsèquement le germe de l'accident. Ainsi, la forêt-charpente de Notre-Dame de Paris était-elle, depuis le XIIe siècle, soumise à la possibilité de son embrasement. Il s'est produit au XXIe siècle provoquant sidération et émotion mondiale car la géométrie de l'accident s'est modifiée. D'individuel et local il est devenu global.
Le prédisant, Paul Virilio l'avait nommé « accident intégral ». Il fut inauguré en mars 1979 par la fonte du cœur nucléaire de la centrale de Three Mile Island en Pennsylvanie et confirmé par l'explosion de Tchernobyl en Ukraine en avril 1986.
Si l'on accepte l'idée (mais comment y échapper) que tout être est possiblement un accident pour lui-même, il faut alors admettre qu'il est possiblement aussi un accident pour les autres. Les porteurs de l'accident que nous sommes sont entrés dans le temps de l'accident permanent fruit de la mise en réseau planétaire. Cette interdépendance, plus, cette intrication entre le « nous » collectif de Teilhard de Chardin et la Terre que nous épuisons est la matrice de « l' accident intégral ». La question qu'il nous pose est eschatologique.
Il est temps de considérer la généalogie et l'Histoire de l'accident, de lui donner un sens afin de savoir en quoi il peut nous transformer et comment nous pourrions lui échapper.
Fut-il encore provisoirement virtuel, il est temps d'inaugurer le Musée de l'Accident.
Tel un miroir, il nous révélera qu'il y a dans l'accident une forme d'auto-portrait.

Stéphane Paoli

Manifeste

Nous ne voulons plus être seulement des témoins ou des victimes. Nous refusons la banalisation de l’accident. Son effacement.
Parce que l’accident est à la racine de l’humain, nous voulons l’exposer.

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Nous voulons un MUSÉE DE L’ACCIDENT qui soit un lieu d’apprentissage, d’enseignement et de recherche.
Nous voulons un MUSÉE DE L’ACCIDENT qui soit l’espace architectural de l’inhabituel, de l’invraisemblable, de l’impromptu.
Une architecture où l’on pénètre comme dans une crypte.
Une muséographie cinématique, dynamique, qui analyse l’accident pour faire émerger une intelligence nouvelle.
Nous voulons un lieu où il n’y a plus ni collections ni cimaises portant des œuvres graphiques ou photographiques, mais des PAYSAGES D’ÉVÉNEMENTS.
Une muséographie qui donne à voir la PROFONDEUR DU TEMPS de l’accident.
Un musée où le dromos relie des phénomènes, plus que des salles d’exposition. Pas de défilement de visiteurs ; dès le seuil, un déséquilibre.
Perte de certitudes, d’habitus.
Nous sommes dans un espace de possibles. Sous nos pieds, un sol où l’on ne marche pas, mais que l’on gravit.
Autour de nous, un espace fait D’ENTRE-DEUX ouvrant sur L’HORIZON NÉGATIF de l’accident.
Nous voulons un MUSÉE où la substance de l’accident est révélée.
Nous voulons un MUSÉE DE L’ACCIDENT qui soit une LEÇON D’ÉTHIQUE.

Sophie Virilio

L’urgence d’inaugurer au XXIe siècle, après les fameux cabinets de curio­sité de la Renaissance, le Museum de l’accident de l'avenir.

Paul Virilio

Sur une idée de Paul Virilio, le Musée de l’accident est un projet scientifique et culturel en cours de préfiguration.

Consulter la présentation du Musée de l'Accident

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